Blockchain Innovation

Vers une modernisation des services publics grâce à la blockchain

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Écrit par Admin

Un rapport d’information sur l’utilisation de la blockchain réalisé par différents députés français a été publié le mois dernier sur le site de l’Assemblée Nationale. En effet, Jean-Michel Mis (député LREM), Julien Aubert (député LR) et Laure de La Raudière (députée UDI-Agir) sont à
l’origine de ce rapport, avec pour objectif d’informer les Français sur la blockchain et sur les améliorations qu’elle apporterait à la société.

Le texte propose vingt solutions innovantes, notamment pour les collectivités territoriales. Parmi elles, ils suggèrent d’améliorer les services publics et l’administration grâce « au potentiel de certification, de reconnaissance de l’identité numérique et d’archivage des blockchains, par exemple pour favoriser la participation citoyenne (organisation de consultations locales dématérialisées et sécurisées), pour délivrer plus rapidement des titres administratifs (carte grise, dossier médical partagé, carte Vitale, KBis, numéro Siren, etc.) ou pour archiver en confiance des diplômes universitaires ».

Dans différents pays du monde, la blockchain est effectivement utilisée pour combler au manque de cadastres et de systèmes informatisés. C’est le cas par exemple en Géorgie, où les blockchains permettent d’établir des certificats de propriétés immobilières. Au Ghana, elles ont permis la création d’un cadastre dans le but d’enregistrer informatiquement les propriétés et adresses officielles des citoyens. En Estonie, 99 % des services publics sont informatisés. En effet, le pays a accès à 170 bases de données publiques, ce qui permet à près de 1000 organisations et institutions publiques ou privées de proposer plusieurs milliers de services en ligne. On y utilise exclusivement la blockchain pour faciliter la communication entre les usagers et les administrations, notamment avec la création de la carte d’identité électronique.

Le canadien Vitalik Buterin a d’ailleurs mis au point en 2015 un protocole appelé Ethereum, permettant la délivrance informatisée d’actes ou de diplômes certifiés ainsi que de divers documents administratifs, grâce aux blockchains. Cela simplifie la vie des usagers comme des services publics, puisque ces derniers peuvent vérifier rapidement les données qui sont informatisées, et les usagers peuvent recevoir leurs certificats officiels automatiquement. Le canton de Genève utilise ce protocole depuis 2017. Pour obtenir tous les documents administratifs dont vous avez besoin (acte de naissance, diplôme, certificat de propriété, acte de décès, etc.), et ce, de façon illimitée, il suffit de financer un coût de 17,54 € à l’année, ce qui est
très abordable. Enfin, il ne manque plus qu’à développer l’utilisation de la signature électronique pour encore plus faciliter et accélérer la délivrance de vos actes.

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